CINQ  WANNABES

  

les personnages de cette histoire ressemblent à  des personnes bien vivantes, et heureuses. Mais on a pris soin de changer toujours quelque chose pour qu’il soit impossible de les reconnaître.

 

En Fin d’année 2008, Cinq personnes se découvrent sur le web.

Le premier d’entre eux  , TONY  , qui est le webmaster d’un groupe  recommandé par face book, réussit, après 2 années d’effort, à convaincre un de ses correspondants anonymes,(JESSY) qu’il serait agréable pour tous les deux de se rencontrer et de prendre un verre.

C’est que l’anonymat n’est pas une petite affaire dans ce milieu très restreint :

Les 5 correspondants sont atteints de BIID, c’est à dire d’une préférence

Irrépressible pour les amputés et un besoin aussi fort de devenir sois même un amputé.

La chose est tellement rare (c’est du moins ce que croyaient les 5 avant de  se rencontrer) qu’il est à peu près certain que les autres (la famille, les amis, les collègues au travail) seraient profondément choqués s’ils apprenaient cet étrange désir caché.

En effet, quand , dans une famille, un membre est amputé à la suite d’un accident, c’est toute la famille qui se sent amputée et en souffre.

L’amputation volontaire est donc rejetée, sans aucune forme de procès.

Il faut donc rester caché, et s’installer dans une vie où l’on devra mentir souvent à ses proches.

 

TONY a donné rendez vous à JESSY dans un bar  de Chelsea, New york. Il habite tout près. Il espère que JESSY est vraiment une femme, car il est Hétéro. Mais il n’en est pas tout à fait certain. JESSY, dans leurs échanges sur le web, a manifesté

Plusieurs fois des gouts ou des attitudes peu féminines..

 

TONY a envoyé sa photo.

JESSY ne peut pas le manquer.

 

TONY a, dès le premier jours annoncé la couleur, comme on doit le faire sur ces sites web : il veut devenir DAK  (double Above Knee Amputee). Mais il voudrait trouver une compagne qui a le même genre de préférence..

Il pense qu’ une amputée volontaire sera plus heureuse heureuse ,    avec un DAK volontaire. Elle n’aura aucun sentiment de pitié, aucun complexe, envers cet homme. Elle aura seulement de l’admiration.

C’est  bien utile dans une relation de couple.

Il n’y a qu’internet qui puisse favoriser de telles rencontres.

C’est pourquoi elles se multiplient depuis les années 2004. Leur nombre augmente de façon exponentielle. Les docteurs les plus sérieux s’y intéressent.

Ils ont, aux USA, sorti les bases de la théorie d’un nouveau syndrome, pour decrire et diagnostiquer cette bizarre envie d’avoir un ou plusieurs membres amputés. C’est le BIID  (Body integrity Disorder).

Il fallait bien le traiter comme un « disorder », mais ils affirment aussi qu’il n’y a pas de traitement possible, autre que l’amputation, pour rendre le « malade » heureux.

En 2011, cette anomalie commence à être connue d’une minorité de chirurgiens, encore sceptiques.

Mais on découvre aussi que de nombreux chirurgiens et de nombreux prothésistes ont choisi ce métier, par une attirance spéciale, qui est probablement celle du BIID.

 

JESSY avait annoncé en retour qu’elle veut devenir DBK, c’est à dire « double below knee ampute.

 

Quelqu’un frappe sur l’épaule de TONY. Il se retourne : une belle jeune femme d’environ 32 ans se tient la : « bonjours TONY ! »

Et TONY est abasourdi : cette jeune femme a deux béquilles et elle a perdu sa jambe gauche. Elle est BK !.  Elle est DEJA amputée ! et elle n’en avait rien dit à Tony, disant seulement qu’elle rêvait de devenir DBK.

C’est toujours ce culte du secret dans ce genre d’échanges sur Internet.

Très rares sont ceux qui se présentent tels qu’ils sont vraiment.

TONY bredouille quelque chose comme «  vous êtes merveilleuse, quelle belle surprise ».

JESSY installe posément ses béquilles sur le côté et leur conversation commence :

« je veux vraiment devenir DBK, et si vous voulez vraiment devenir DAK, allons ensemble dans cette clinique dont nous avons parlé, et revenons dans l’état d’amputé qui nous plait le plus.. »

Elle raconte alors à TONY comment elle a fait. Il s’agit d’un faux accident de sport d’hivers :  D’abord La version officielle, qui  est celle çi :  elle est restée avec une jambe cassée dans la neige et la glace. Impossible de se dégager . elle est restée ainsi 4 heure dans le froid. Enfin quelqu’un est passé l ’a délivrée  et conduite à l’hôpital le plus proche :

En 4 heures de gelée, le pied et la cheville et une partie de la jambe étaient perdus.

L’amputation a été  proposée , comme la solution la plus sure  pour l’avenir.

JESSY a signé un papier de consentement.

Le  lendemain elle se réveillait, amputée. Une amie   tremblante d’émotion ,lui apportait une paire de béquilles et quelques heures plus tard, elle commençait à béquiller dans les couloirs de l’hôpital, secrètement très heureuse.

La vérité est bien  plus surprenante : elle s’est gelée elle même le pied et la cheville pendant 4 heures. Puis elle a appelé cette amie et lui a raconté une triste histoire de chute dans la neige, d’évanouissement et de reptation vers la voiture, mais trop tardive.. et lui a demandé de l’amener à cet Hôpital..la même amie lui a apporté des béquilles le lendemain.

Pas n’importe quelles béquilles  « celles qui sont dans mon garage et qui ont appartenue à mon oncle : elles sont bien rembourrées sous les aisselles et ne feront pas mal  sous les bras  « ..

On a déjà compris qu’il n’y a pas eu d’Oncle à béquilles et que celles çi étaient utilisée par JESSY elle même, dans ses séances de « pretending ».

 

TONY a noté que c’est une amie qui a été appelée au moment délicat du transport à l’hôpital et pas un ami..

IL comprend donc que JESSY est probablement lesbienne et va suivre ce chemin là.

Mais il l’adopte tout de suite comme amie et complice.

 

Et les voilà qui organisent leur voyage à cette clinique, situé à Budapest  ,en Europe : ce n’est pas trop cher. La qualité est  parfaite. La discrétion aussi.

Et  ils organisent deux mois de repos réparateur dans un hôtel de la région, à bas prix et  parfait pour deux amputés récents, convalescents, en wheelchair.. Il est situé au bord d’un grand lac et un parc à l’ancienne abrite chaque jours de nombreux promeneurs.

 

Ils constatent que la décision de se rencontrer et de faire sauter le grand secret pour chacun d’entre eux a été déterminante : ils vont passer à l’acte, au debut de l’été 2009.

Une date est aussitôt choisie et  les rendez vous pris  pour rencontrer à Budapest , monsieur MOZAKY qui  organise tout et va les piloter  en toute discrétion.

TONY connaît , par le web, ce monsieur MOZAKY qui a réussit déjà  quelques opérations de ce genre : il encaisse pour chaque membre amputé environ 5000 $ , et conduit aussitôt les candidats à cette clinique privée. L’opération a lieu dans les 48heures : le chirurgien veut seulement s’assurer de la bonne santé des candidats et aussi de leur très sérieuse détermination.

MOZAKY l’aide à trier les clients et à protéger son incognito.

Nous respecterons cela en ne parlant de lui que sous le nom du chirurgien

Il est arrivé que certains renoncent au dernier moment, quand le chirurgien leur explique que c’est définitif et qu’ils devront supporter toute leur vie tel et tel handicap , des plus sérieux ;..

Mais la grande majorité (déjà 42 patients au moment ou TONY et JESSY arrivent à cette clinique) montre une détermination sans faille et signe les indispensables papiers qui  retirent au chirurgien et à MOZAKY, toute responsabilité..

 

La veille de leur amputation, TONY et JESSY font une dernière promenade dans le  parc qui est  proche de cette clinique  de Budapest.

TONY explique à JESSY qu’il éprouve une joie immense  en pensant que demain, il sera cloué pour la vie dans un fauteuil roulant. Cela lui donne un sentiment d’accomplissement très puissant. Il a envie d’être cet infirme là . Il veut ce challenge.

Il veut deux moignons pour remplacer ses jambes ; Il en rêve la nuit.

C’est devenu une obsession, qui le freine et le distrait en tout.

Il sait bien qu’il va devenir un objet de  curiosité ou de pitié. Mais c’est  un encouragement de plus. Et cette dernière promenade, calme et tragique à la fois, il s’en souviendra toute sa vie.

JESSY, béquillant à ses côtés avec une certaine élégance, l’écoute, profondément touchée. Elle aussi va devenir dépendante du Fauteuil roulant, mais moins que TONY. Elle le lui dit «  il m’arrivera de vous rendre visite, sans canne, et personne dans la rue ne se sera aperçu que je n’ai plus de jambes. Je suis fascinée par cette double personnalité qui va être la mienne, beaucoup plus qu’aujourd’hui : tantôt comme tout le monde quand j’aurai des prothèses de première qualité, et tantôt grande infirme sans jambe ,chez moi ou chez des amis qui apprécient.

Tandis que vous,  qui avez choisi des moignons assez courts, vous serez presque tout le temps en fauteuil, parce que la marche vous sera assez pénible et très fatigante. Donc même devant vos amis, vous serez un vrai DAK.. Vous avez bien réfléchi la dessus, ? Plus moyen de redevenir, ne fut ce qu’un moment, un homme comme tout le monde ?

Je suis venu ici en béquilles, et je vous ai rencontré en béquilles, moignon bien visible et pendant. Mais j’aurais pu ,tout aussi bien, venir en prothèses et vous n’auriez pas compris mon handicap.

Mais  j’aurais eu aussi beaucoup moins de plaisir à voyager ainsi..

Mais vous, vous ne pourrez pas jouer ces deux rôles : vous serez à chaque instant et en toutes circonstances un grand handicapé, dans son fauteuil..

 

 Et TONY de répondre : oui, et c’est bien exactement ce que je souhaite. J’avoue aussi que je serais content qu’une amie me demande, pour son plaisir, de l’accompagner parfois en stubbies dans un lieu public : je serai donc un objet de curiosité, marchant comme un nain, avec la taille d’un nain,  avec  de laides mini prothèses, pour le plaisir d’une amie.. et pour le mien..

Ca me gonfle sérieusement, rien que d’y penser.. »

 

Cette histoire commence vraiment lorsque TONY et JESSY se réveillent dans leur grande chambre, avec chacun un Fauteuil roulant que la clinique, à leur demande, à poussé près de leur lit..

 

TONY a demandé que ses moignons soient juste assez longs pour permettre la marche en stubbies. Il n’a donc aucune intention de remarcher correctement à nouveau.

JESSY a donné, au centimètre près la longueur désirée pour ses moignons BK, en précisant que la procédure RTL devra  être appliquée (il s’agit de solidariser le tibia et le péroné sectionnés par une barre osseuse horizontale qui fortifie beaucoup le moignon). Cela signifie que JESSY veut pouvoir marcher sans trop de peine plus tard ,avec de bonnes prothèses et sans cannes.  Elle désire  vraiment passer facilement de l’anonymat à la grande handicapée.

 

Et les voilà, après quelques heures   de demi sommeil qui commencent à échanger leurs premières impressions :

 

TONY »  je n’ai presque pas de douleurs. Je suis seulement abruti par l’anesthésie.  J’ai très soif..Et Toi, comment te sens tu ?

JESSY : Pareil. J’ai déjà pu m’asseoir dans mon lit pendant que tu dormais encore. Je ne souffre pas et j’ai vérifié que mon deuxième moignon est bien comme je le voulait et le chirurgien m’a refait le premier comme je l’avais demandé. J’ai donc deux moignons a peu près identiques.

Pendant les 8 semaines de complète cicatrisation, je serai comme toi, en Fauteuil.

Je n’arrête pas de les regarder. Quel sentiment de victoire..après tant d’années.

De mon lit je vois la forme sous les draps de tes deux moignons AK : ils me semblent assez courts. Est-ce bien ce que tu as demandé ?

Et TONY répond, sans se relever : « si c’est plus court, c’est encore mieux « ..

 

Huit Jours plus tard, ils ont tous les deux dans cet hôtel , assez proche d’une belle plage au bord du grand lac , où ils vont passer leur convalescence. Le jardin et la rue sont parfaitement accessibles aux fauteuils et leur  grand plaisir est déjà d’aller rouler dans les allées et contre allées du boulevard. Beaucoup de regards de curiosité. Beaucoup de plaisir à les susciter.

JESSY s’habille très sexy. Elle ne cache pas ses deux moignons, encore enveloppés de laine blanche. Et TONY se promène exprès en shorts : il fait chaud et ses deux moignons, qui semblent effectivement assez courts, dépassent du short , emmaillotés eux aussi dans deux chaussettes blanches. Plusieurs personnes, croisées en chemin, se sont retourné sur leur passage. Et Tous les enfants, sans exception, pressent leurs parents de questions et regardent intensément ces deux personnes sans jambes, manoeuvrant leurs fauteuils roulants.

TONY comprend maintenant que les DAK accidentés, qui se retrouvent dans ce corps diminué, sans l’avoir souhaité, peuvent sombrer pendant un an ou deux dans une sombre dépression : c’est un choc immense de se retrouver ainsi, cloué du jours au lendemain dans un fauteuil roulant. Les jambes ont disparu, ce qui est une sorte de scandale permanent et sont remplacées par ces deux moignons, d’apparence inhumaine.   Toute  promenade dans la rue est devenue un effort pour ignorer les regards de curiosité qui vous suivent partout. Celui qui voudrait rester incognito ne pourra plus jamais le faire.

Il faut accepter ces deux moignons qui ne vous quitteront plus et les adopter comme une précieuse partie de sois même :  c’est facile si on l’a voulu.n

TONY se rend bien compte  que ce qui fait son plaisir  est, pour ceux qui ne l’ont pas souhaité, une épreuve de chaque instant, du moins au début. Après un certain temps, on s’habitue, on accepte, on oublie et la vie reprend .

Et TONY comprend maintenant le courage qu’il faut à ceux qui n’ont pas souhaité cette transformation et il les admire, un peu honteux de n’avoir aucun mérite à  supporter avec le sourire cette « infortune ». Honteux aussi de prendre du plaisir à une simple promenade en plein air en fauteuil roulant, là où d’autres amputés souffrent de ne pas être « normaux » ;

TONY sait dejà qu’il serait dangereux de parler de cela franchement à un amputé accidentel : il penserait, au minimum, qu’on est fou, et pire, il pourrait s’offusquer que l’on prenne du plaisir à ce qu’il croit être son malheur.

Mieux vaut se taire.

 

Ces promenades sont  intensément ressenties par les deux complices qui ont décidé d’inviter chacun une amie de cœur. Chacun a donc sa chambre, son fauteuil , son ordinateur portable et un grand désir de partager ces moments extraordinaires avec des amies compréhensives.

 

JESSY fait donc venir MILENE, une amie Française, qui a une autre envie et veut en parler sérieusement avant de passer à l’acte.

Et TONY fait venir MIATONG, une amie chinoise, qui partage aussi ces gouts et a paraît’il, une histoire extraordinaire à lui raconter..

 

TONY et JESSY décident d’aller les attendre à l’aéroport.

C’est leur première sortie, en dehors du par cet de la promenade du lac.

Et c’est un délice.

Les aéroports sont parfaitement accessibles pour les fauteuils roulants. Les deux amputés peuvent donc circuler sans aucune gène , entre le grand hall et les cafés qui permettent de se montrer et de capter des regards avides.

MILENE  et MIATONG les ont vite repérés . elles se dirigent ensemble vers eux et font alors connaissance.

Leur petit groupe comprend donc deux double amputés et deux wannabes , amies de longue date par internet : les deux nouvelles  amies  sont un peu surprises de trouver ces deux grands convalescents, opérés 9 jours avant, en parfaite forme :

C’est de bon augure pour ce qu’elles veulent obtenir pour elles mêmes.

   Après qu’elle aient déposé leurs affaires dans leur chambre d’hôtel et prit un temps de repos et de toilette, les 4 se retrouvent au petit fumoir de l’hôtel, non pas pour fumer, mais pour faire  vraiment connaissance, en étant isolés des autres clients.

Les deux amputés montrent leurs moignons, encore un peu gonflés et roses, mais déjà bien cicatrisés : il est certain que le travail est bien fait.

Et on aborde le sujet qui est  au coeur de leurs préoccupations :

Que souhaite MILENE et quel est le grand secret de MIATONG ?:

 

MILENE commence :

 

Elle veut être LBE, avec un moignon assez spécial : les 5 doigts seront enlevés mais la paume de la main sera en partie conservée. Plus trace visible de pouce. Elle montre des photos : par un simple mouvement de bas en haut, cette paume- moignon pourra presser une tablette lié à son bracelet montre et pourra donc saisir des objets ou les maintenir. Elle pourra aussi contrôler le volant de la voiture. Et, chose étonnante, de profil, ce moignon  sera une allusion assez précise à un sexe d’homme.

Comment peut’elle oser faire cela ? d’où cela vient’il ?

Elle confirme qu’elle est lesbienne et que cela comblera une envie cachée depuis sa plus tendre enfance. Elle explique «  c’est un peu comme si, dans une vie antérieure, j’avais été dotée d’une petite main mal formée et sans doigts . j’ai donc envie de retrouver mon corps d’origine  « . Maintenant que je suis une grande fille, le fait que ce moignon ressemble, sous certains angles, à un sexe d’homme me fait frémir et jouir à la fois. Je n’y peux rien. Je ne veux plus me retenir et devenir une obsédée  malsaine. Je veux redevenir moi même. «       

On la félicite.

 

Et c’est au tour de MIATONG

 

Ce qu’elle révèle de sa voix tranquille est bien dans la grande tradition Chinoise :

TONY avait été tenté  de la draguer : elle est très belle, bien faite, intelligente, gentille et attentionnée et fortement devote et wannabe.

L’idéal pour TONY.

Mais les chose vont se passent autrement :

 

MIATONG révèle qu’elle est conduite par un puissant besoin d’être l’épouse esclave d’un devote, et wannabe,  très riche, attentionné et gentil. Et de préférence, Chinois.

Et elle a trouvé l’âme sœur.. !

C’est le miracle permanent d’Internet..

Elle aurait voulu un noir aux yeux bleus, elle l’aurait trouvé aussi.

 

Elle l’a connu par Internet. Et il lui a fait la proposition suivante :

Il cherche depuis 20 ans à rencontrer une jeune femme de son genre, profondément wannabe, désirant profondément devenir une infirme, au service de lui même , qu’elle devra considérer comme son maitre, son amant et son mari.

Elle deviendra donc une à la fois une dame très riche et infirme, par un désir commun du mari et d’elle même.

Mais ce qui étonne le plus  les 3 autres, c’est que c’est le « mari » qui va choisir la ou les amputations infligées à MIATONG.

Cela fait partie de leur deal.

Elle a accepté.

Elle dit que son plaisir sera plus grand si les amputations lui ont été ordonnées par son amant et maitre.

TONY lui demande alors «  mais, aurais tu une préférence ? jambe, bras, ou plusieur membres ?

Et MIATONG répond : je suis wannabe depuis toujours. Je souhaite au moins devenir  LAK et si c’est plus grave, je m’y suis préparée. Je ferai    selon la volonté de mon  mari , quelque soit ses préférences.

Mais, en en discutant avec mon future Mari, je me suis rendu compte qu’il a une sorte de perversion pour aggraver l’handicap et le rendre plus bizarre, plus digne de pitié . et c’est ce qui m’a le plus intéressé en lui. Je suis devenu amoureuse  de  lui à cause de cette singularité. Je ne pourrais plus m’en passer.

Et TONY de lui demander ; « est-ce qu’il a déjà décidé de cette ou ces amputations ou modifications ?

Oui, il m’a dit qu’il a  maintenant une idée très précise, mais il va venir nous rejoindre et désire tester sur notre petit groupe son choix d’amputation pour moi.

-« Est-ce que vous êtes déjà mariés ? »

-« Non, nous voulons nous marier après mon ou mes amputations. 

 Mon fiancé ne vient pas chercher une couverture morale. Il veut seulement comprendre ce que des wannabes comme nous pourraient en penser.  Il espère probablement découvrir qu’il n’est pas le seul de son genre »

 

Il ne reste donc plus qu’à attendre le « fiancé » :« TCHEOU LEE « 

 

IL arrive 3 jours après que MIATONG l’ait rassuré sur la qualité des amis qu’il va découvrir.

 

C’est un bel homme, de 15 ans plus âgé que MIATONG. Genre «  homme d’affaire sérieux, » assez souriant. On est vite à l’aise avec lui.

Il congratule les deux double amputés et leur manifeste son admiration. Il avoue alors qu’il  est aussi wannabe mais obligé de reporter à plus tard la « modification », qu’il ne dévoile pas.  Il doit se donner à son travail sans aucune gène, en ce moment..

Et c’est seulement 48 heures après qu’il expose, enfin, avec l’assentiment ravi de MIATONG, son projet d’amputation pour MIATONG/

 

Ce n’est pas rien :

 

 MIATONG sera LAK, avec , à l’arrière de son moignon de LAK, une protubérance sans os, sorte de pied avorté un peu comme la naissance d’un membre au mauvais endroit, comme on en voit chez les personnes qui ont des membres atrophiés de naissance. Les sockets de prothèses devront laisser passer cette protubérance, ce qui promet d’être assez difficile.

MIATONG aura donc un moignon LAK qui attirera l’attention et la curiosité.

La jambe droite n’aura plus qu’une portion de pied : amputation de chopard, avec une tige d’invar dans la cheville pour solidariser définitivement le talon restant avec le tibia,  et Cela, pour éviter des douleurs à la marche.

Lorsque les Os du pied ne sont plus là pour soutenir la voute plantaire, la démarche sur le talon seul est vite pénible si on ne solidarise pas le talon avec le tibia. Le mari veut donc que sa femme puisse aller sans gène ni douleur, dans leur maison, en béquilles et sans prothèses pour ce pied très réduit.

On retrouve ici une ancienne  spécialité  érotique Chinoise : les femmes aux pieds complètement rétrécis.

Il arrivera  aussi que le mari demande à sa femme de porter  une vilaine chaussure orthopédique couvrant parfaitement ce pied très réduit, épousant  bien sa forme et la mettant bien en évidence.. Une sorte de pied de cheval, dans un cuir austère.

Enfin, MIATONG perdra les trois derniers doigts de la main gauche. Il lui restera l’index et le pouce, et ,à côté, un gros moignon unique, assez court,  et bien visible. Les trois petits moignons des derniers doigts seront solidarisés en un eul moignon un peu protubérant.

TONY est stupéfait , mais aussi très intéressé.

Il n’ aurait jamais imaginé ce genre d’intervention

Les deux copines se regardent, suffoquées, mais elles aussi, intéressées.

Personne n’élève d’objections.

Même si elles sont au bout des lèvres.

 

 

On est en milieu de wannabes profonds, qui savent ce qu’ils veulent, et vont jusqu’au bout de leur désir. Personne ne critiquera. On est tous la pour soutenir , partager, comprendre et encourager.

C’est leur combat de toute une vie. Ils savent ce qu’ils font.

TONY prend alors une initiative : il embrasse MIATONG sur la joue et serre longuement la main de  TCHEOU LEE.

On ne peut mieux montrer que la discussion est close et que les stupéfiants désirs de ces deux la sont approuvés.

 

Puis TONY prend la parole et dit quelque chose que tous les autres, y compris MIATONG, avaient envie d’entendre.

Il s’adresse à TCHEOU LEE :

 

Ne pensez vous pas que vous devez vous infliger , à vous aussi, une  première amputation , même minime ? Si vous ne profitez pas ce cette occasion, vous risquez d’avoir des remords qui vous gâcherons votre plaisir, et celui de MIATONG..

 

TCHEOU se tourne alors vers MIATONG en silence et l’interroge du regard..

 

Elle baisse les yeux et dit a peu près ceci :

 

-« Je suis passionnément décidée à être votre servante pour la vie.

Ce que vous  prévoyez pour moi est vraiment grave et profondément lourd à porter dans la vie quotidienne. Tout est prévu pour que l’handicap ne puisse pas s’échapper de ma pensée et de celle des autres.

Mais c’est bien ce que j’espérais.

De plus cela va créer un lien puissant entre nous deux, et cela me convient parfaitement aussi.

 Mais je dois avouer aussi, que si vous acceptez, à votre pied gauche, une amputation de chopard semblable à la mienne, je serais comblée ;

Dans votre métier d’homme d’affaire, avec une excellente prothèse, personne dans votre entourage ne se doutera   que vous avez ce léger handicap.

Mais moi je le saurais, et je saurais aussi que cela fut à ma demande et cela fera partie de mon plaisir constant.

 

TCHEOU baisse à son tour la tête et murmure :

 

OK. Ce sera un bonheur journalier que nous partagerons. Ce pied amputé  le sera

Par votre volonté. Laissez moi vous embrasser pour cela..

 

 

Reste à tout organiser avec Monsieur MOZAKY et la clinique.

 

Curieusement, c’est le chirurgien qui crée  des obstacles/ il est lui même wannabe mais pas au même niveau .

Il essaye de parlementer, de réduire. Ce qui le choque le plus , c’est l’obligation de faire un gros moignon à la place des 3 doigts  amputés de la main gauche de MIA,

Alors qu’il pourrait effacer ces doigts  d’une façon lisse et discrète.

Mais la protubérance sexy sur le moignon LAK passe très mal aussi.

Le seul argument qui le fait céder est donné par TONY : «si MIA  trouve cela trop difficile à porter, elle pourra toujours revenir vous voir pour les « effacer »  .

Une protubérance rondelette au moignon de cuisse et un moignon  aussi protubérant à la main, sont des « plus » qu’on peut annuler..

   Le chirurgien cède, et demande des photos de semblables « anomalies », pour mieux se préparer.  Elles existent et elles sont nombreuses..

MIATONG devra, ainsi que son mari, ne rien manger le jours suivant.

Il est prévu que TCHEOU ,4 jours après l’opération, sera muni d’un plâtre qui camouflera son amputation de chopard. Il pourra ainsi béquiller pendant les 2 mois indispensables à la cicatrisation parfaite.

Il reviendra à la clinique  pour recevoir une prothèse parfaite. Il marchera en 48 heures, sans  boiter. Et repartira, sans béquilles, apparemment guéri de sa « fracture  du pied « .

 

Et 48 heures après, TONY et JESSY dans leurs fauteuils sont au chevet des deux

Epoux. Tcheou s’est réveillé le premier, avec un gros pansement  au pied gauche, très réduit. Des béquilles lui ont permis déjà de faire quelques pas dans le couloir. La clinique lui installera son plâtre de camouflage dans 8 jours.

 

MIATONG se réveille bien plus tard.

On la congratule, mais on ne voit pas grand chose de ses moignons car tout est soigneusement enveloppé : jambe gauche bien amputée au dessus du genoux, pied doit raccourci et emmailloté, et main gauche avec un gros pansement qui ne laisse passer que le pouce et l’index.

 

Dans la pièce voisine, MILENE s’est réveillée avec JESSY à son chevet : elle n’a pas encore vu son moignon LBE spécial et n’attend que le moment où le chirurgien viendra lui dévoiler  son curieux travail..

Tant qu’il est caché par le pansement, l’effet produit est minime. Ce n’est qu’un gros pansement qui entoure complètement une  main.

Mais quand viendra le moment de se montrer, l’effet sexy prendra le pas sur tout le reste. Elle aura par moment l’envie de le cacher dans une prothèse de main cosmétique. Mais alors, elle ne pourra plus utiliser les facultés restantes de

Ce petit moignon dont l’extrémité peut encore bouger. Il est donc probable qu’elle préfèrera le garder à l’air libre, pour pouvoir l’utiliser.

Sa vie sera désormais  très dépendante  de cet handicap qui attirera certainement les regards.

 

Les deux amies en parlent toutes les deux..

JESSY a tout calculé pour pouvoir, dans la journée , être indécelable.

Mais MILENE, apparemment beaucoup moins touchée, sera bien plus handicapée, de façon permanente : Un moignon ou deux moignons BK

Ne sont plus de réels handicaps aujourd’hui. Mais un moignon de main bien visible, l’est toujours, surtout s’il est, en plus, très sexy..

Il faudra faire avec.. Et c’est bien ce qu’elle a voulu depuis des années.

 

Les jours qui suivent l’enlèvement  définitif des derniers  pansements sont très agréables. Cette dernière visite à la clinique, suivie d’un bon repas pris en commun sur la terrasse du restaurant de l’hôtel leur donne leur première véritable occasion de tester l’effet produit par leurs diverses modifications.

A table, c’est MILENE et MIATONG qui attirent tous les regards, avec leurs moignons de mains ou de doigts. Les autres, bien assis dans leurs fauteuils, sont plus ou moins couverts par la nappe de leur table ronde.

Les serveurs regardent intensément,. L’un d’entre eux ne se contrôle pas très bien. TONY le rassure  du regard : ils sont tous très attirants et ils le savent. On a donc le droit de se rincer l’œil en les regardant. C’est même une gentille attention..

JESSY coupe la viande de MILENE encore très maladroite de sa seule main droite.

Et c’est un plaisir de plus..

 

JESSY regarde TONY du coin de l’œil : il est scotché par le moignon de MILENE et en devient silencieux.

JESSY l’interpelle : « dis donc , est-ce que tu ne serais pas en train de projeter quelque modification supplémentaire ? A te voir regarder MILENE avec ces yeux brillants, je me demande si..  « 

MILENE , qui a tout vu, et qui en est très heureuse , intervient :  « TONY, réfléchis encore, car je te confirme que c’est un vrai handicap, de tous les instants. Ce n’est pas comme l’absence de jambes, qui ne t’embarrasse que lorsque tu te déplaces, et encore, cela dépend des endroits. Mais ce moignon de main, c’est une gène de chaque instant et bien visible de tous. J’en suis très heureuse, mais cela ne m’empêche pas de mesurer combien je suis désormais , et pour toute ma vie, une handicapée bien réelle et visible..

TONY la remercie en hochant la tête : l’idée avance et se précisera dans les mois qui viennent. Il doit d’abord maitriser à fond ce fauteuil avant  de compliquer les choses..

 

JESSY a remarqué un jeune homme, genre étudiant Anglais, qui les regarde sans modération. Disons qu’il les attiré comme un aimant. On voit qu’il n’en peut plus.

 

JESSY l’appelle : « venez donc prendre un café avec nous ! ».

Il accoure, éperdu de reconnaissance..

Il lui dit : «  comment expliquer que 5 amputés soient ainsi rassemblés : Un DAK (il connaît l’expression, ce qui va singulièrement faciliter les présentations), une DBK, Une LBE, une multiple : LAK, RBK et fingers et un Monsieur LBK ou apparenté. Comment ces gens se connaissent t’ils, qu’est ce qu’ils ont en commun ? « …

Le seul fait de poser ainsi la question en dit  long sur ses préférences., plus tard,

TONY le regarde en souriant «   si vous voulez une réponse franche, il faut d’abord répondre a nos questions toute simples :

Etes vous un devotee ?

La réponse arrive instantanément : « oui, « 

Etes vous un wannabe ?

Même rapidité pour répondre : « oui »

Quelle préférence ?

«  d’abord LAK » ensuite on verra..

« cela signifie que vous avez déjà envie d’aller plus loin… on peut savoir vos projets à long terme ?

et le jeune de répondre tranquillement : si vous me poser aussi calmement ces questions c’est que j’ai bien compris que vous êtes de vrais wannabes.

J’ai bien fait de vous aborder. Je suis de la famille et je vais vous demander votre aide. Je veux devenir plus tard DAK, mais beaucoup plus court que vous.. vraiment très court »

 

Cette fois TONY est très intéressé ;

 

« oui, on peut vous aider. Avez vous un ami ou une amie qui pourrait vous accompagner et prendre soin de vous pendant les deux premiers mois ? « 

«  oui, j’ai un ami, wannabe aussi, étudiant aussi et intéressé aussi. »

« et que veut ‘il comme transformation ? »LAK et LBE. C’est son rêve à lui.

Cela ne le gènera pas dans son future métier : il est excellent informaticien et veut enseigner ..

 

TONY se retourne vers les 4 autres amis qui ont suivi avec une certaine émotion :

«  on va les aider ? »

la réponse est oui et TCHEOU LEE conclut ; je peux avancer tous les fonds et ne me rembourseront que ceux qui ne le peuvent pas. Mais dans ce cas, je demanderai une amputation supplémentaire, de mon choix. !

 

TONY se retourne vers MARC, l’étudiant, et lui demande «  qu’en pensez vous ? »

Et l’autre répond aussitôt, j’accepte pour moi et je demande à VIKTOR ce soir ce qu’il en pense…

 

Un silence amusé s’installe autour de la table : on vient tout simplement de décider deux amputations majeures sur deux étudiants , très prometteurs..

 

TONY demande «  MARC, est ce que j’ai bien compris que vous êtes gay et que VIKTOR est votre ami ? « 

Pour moi, vous avez bien compris. Mon Ami VIKTOR  est aussi gay, mais nous ne sommes pas amants..   simplement amis, découverts depuis peu par Internet.

Je ne suis pas ici par hasard : je suis venu visiter votre clinique, pour préparer les choses. »

«  Excellent ! je me réjouis de ce qui va se passer dans cette clinique : avez vous décidé une date ?

Pour moi c’est dans 8 jours. Mais j’accepte le cadeau de monsieur TCHEOU LEE et je vais apprendre de ce qu’il va me demander en plus»

TCHEOU LEE lui dit alors : j’ai déjà mon idée : je vous la donne maintenant ?

Je suis prêt , répond MARC, vaguement inquiet.  Il a déjà décidé de devenir LAK. Très court. Est-ce que TCHEOU LEE ne va pas vouloir précipiter son passage à DAK très court, ou demander autre chose en supplément ?

Et on entend TCHEOU LEE dire : « je vous offre toutes vos opérations, présentes et à venir, ainsi que  les béquilles, les fauteuils et éventuelles prothèses. Ainsi que les séjours de repos dans cet hôtel pour le nombre de mois nécessaires.

 Je vous demande en échange un doigt pour la première jambe et un autre pour la deuxième, réduits, comme vos jambes, à de courts moignons.

MARC  ,  soulagé, réponds aussitôt : «  c’est d’accord ! « 

Et il ajoute « le fait d’avoir à la main un ou deux moignons imposés par des conditions extérieures à ma volonté, me crée déjà un très grand plaisir.

 -« Et pour VIKTOR ? » demande TCHEOU..

-« J’attends de le voir,  Mais je connais déjà son envie : il veut devenir LAK et LBE. Moignon LAK assez long pour une prothèse ou un peg.  Et pour LBE, une amputation classique a hauteur du poignet,  pour une future main myoélectrique ou une main cosmétique. »

TCHEOU approuve en silence.

-« Dites lui de venir vite nous rejoindre. Je lui offre le voyage, pour demain s’il le peut.. »

ET voilà comment on fait des affaires en Chine en ce moment…

 

Pour tester VIKTOR et s’amuser un peu, toute la bande va accueillir VIKTOR qui arrive le surlendemain.

Surprise ; MARC est beau, certes, mais VIKTOR est franchement superbe. Un Athlète. Des traits fins, un sourire de star. Tout le monde est sous le charme.

Autre surprise : il n’a pratiquement aucun bagage.

« et vos bagages ? »

je n’en ai pas d’autres que ce petit sac au dos.

Je sais que je vais rentrer en béquilles  . 

 

TCHEOU  LEE, que cette assurance amuse et convainc le prend à part dans l’aéroport : lui en béquille trainant un pied dans le  plâtre et gros bandage et ce jeune gars  très  beau :  « MARC vous a dit mes conditions ? « 

-« Oui, j’aime beaucoup cette idée . maintenant que vous me voyez, à quoi pensez vous pour moi ? « 

TCHEOU  LEE le regarde encore en silence puis déclare :-«  le pied droit, chopart renforcé, comme moi, ou comme MIATONG ,   c’est une de mes spécialités.. ».. !

VIKTOR le regarde longuement.  Il imagine lentement sa  future silhouette. Il comprend la gène assez minime du pied chopard qui lui restera. Il est excité.

Il se tourne vers TCHEOU LEE «  vraiment, je suis comblé . je ne sais comment vous remercier. Je vous serai redevable toute ma vie « 

C’était bien ce que TCHEOU voulait entendre..

L’affaire est conclue.

Les deux jeunes vont directement à la clinique accompagnés de TCHEOU et de TONY. Tout est signé en une heure et les jeunes couchent dans leur chambre cette même nuit.

2 jours après, il y a foule dans cette chambre, où on attend le réveil  des « jeunes »..

 

Quand ils se réveillent, tous les embrassent en faisant bien attention à ne pas toucher leurs moignons  dans leurs gros pansements .

On regarde avec étonnement le très court moignon LAK de MARC : c’est bien ce qu’il a demandé, mais le résultat est vraiment un choc : quand il s’assoit sur le

Lit, avec l’aide des autres, son moignon dépasse à peine et  la protubérance de son slip a la même longueur.. c’est vraiment très court.

C’est assurément les béquilles pour toujours.

Est-ce qu’il a bien mesuré l’effet que cela produit ?  S’ il enlève l’autre jambe , à la même hauteur,  comme il l’a annoncé, Il sera un homme tronc.

On observe aussi la main avec un  pansement autour de l’index qui a disparu..

 

Quant à VIKTOR , qui se réveille presque au même moment, c’est un vrai LAK, et sa main gauche a disparu , comme c’était son idée initiale.

Mais le pied droit n’est plus qu’un pansement très court : il devra circuler en Fauteuil comme MIATONG pendant 8 semaines jusqu’à la cicatrisation parfaite

Il pourra manœuvrer son fauteuil  roulant, mais avec une main seulement.. l’autre roue sera poussée par un avant bras sans main..

MIATONG réalise alors brusquement que VIKTOR est plus amputé qu’elle.

Il est même devenu le plus amputé de toute la bande..

Le patron de la clinique a demandé au groupe de ne plus venir rendre visite qu’une seule fois,  le soir, après le départ du personnel de jours. Ce groupe est un peu trop visible.. de toute façon il ne gardera dans sa clinique, MARC et VIKTOR ,que 6 jours. Et les enverra ensuite à ce même hôtel, tenu par des amis associés et discrets..

 

ET 8 jours après, les mêmes se retrouvent dans le fumoir. Il a fallu pousser quelques meubles pour laisser la place aux fauteuils de TONY, JESSY,

MIATONG, VIKTOR.    MILENE est valide des jambes, et MARC se déplace en béquilles.

TCHEOU est absent il a du reprendre son travail, en béquilles.

Et on échange des impressions, et des idées.

TONY commence par avouer que, lorsqu’il se réveille le matin et se découvre DAK, assez court, il a comme un frisson qui le traverse entièrement ; il est bien tel qu’il se voulait depuis des années, mais l’effet produit est beaucoup plus puissant qu’il ne pouvait l’imaginer. Il y a une part d’angoisse, une part de sexe, une part de triomphe, une part de joie. C’est presqu’impossible à décrire. Il voudrait connaître les sentiments des autres au réveil, quand on prend conscience de ce nouvel Etat.. Est’il le seul à avoir un réveil aussi  chargé d’émotions ?

JESSY, la complice du premier jours raconte que c’est le sentiment de triomphe qui domine ces premiers instants, délicieux : la journée va être belle puisqu’elle va être vécue en tant que grande handicapée. Mais avec la certitude que lorsqu’elle voudra passer inaperçue, elle le fera aussi,

Et les idées ne manquent pas..

MARC annonce : -« je viens de recevoir un courrier interessant d’une fille que je fréquente sur le Web »

TONY dresse l’oreille..

 

from: Yvan, France
e-mail: anonymous
January 7, 2021